Entre discrétion, souplesse et efficacité, adoptez le « perfect outfit » pour fréquenter ces dames.

La prostitution, comme tout acte marchand, est soumise à certaines règles de base. Si politesse et hygiène corporelle n’en font certainement pas partie, reste qu’il vous faudra avoir une allure suffisamment rassurante pour ne pas effrayer le tapin.
Car c’est regrettable, mais chez les putes aussi, on est jugé sur son apparence.
Venez en jogging avec une capuche, par exemple, et vous constaterez le résultat : les meilleures filles vous tourneront le dos, et vous n’aurez accès qu’à de la seconde main. Sans doute échaudées par des incidents avec des clients violents ou sans le sou, les plus jolies prostituées se méfient des jeunes, des cailleras et des toxicos. Un peu comme les chauffeurs de taxi, qui préfèrent encore rouler à vide que de s’embrouiller avec des clients à problème.
Les filles de premier choix préfèrent clairement bosser avec des hommes qui affichent des signes extérieurs de richesse, voir avec de bons pères de famille, englués dans leur misère sexuelle, mais rassurants. Avec comme leitmotiv, toujours, l’argent. Plus vous aurez l’air riche, plus vous augmenterez vos chances de trouver chausson à votre pied. Bannissez donc sportswear et streetwear, et vous aurez droit à plein de sourires (parfois avec quelque dents en moins, mais peu importe), et d’invitations au plaisir de la part de ces dames.
Néanmoins, et c’est là toute la difficulté, les lieux de prostitution ne sont pas toujours très sûrs. Périphérie, abord des gares, rues spécialisées, bois en tout genre… ces endroits sont souvent de vrais coupes-gorge. Alors, prudence, on a vite fait de se faire passer à tabac dans le caniveau par un pimp mécontent et ses hommes de main.
Ainsi, vous ne pouvez pas vous présenter dans votre plus beau costard trois-pièces non plus : vous deviendriez une cible idéale pour les détrousseurs, et risqueriez de le tâcher. De sperme, de sang, de merde, ou même des trois si vraiment l’expédition tourne mal.
Choisissez donc une tenue adulte, propre, et casual.
Reste la discrétion. On pourrait vous voir, et la dernière chose que vous voulez, c’est que quelqu’un vous reconnaisse, en train de comparer les tarifs et les gabarits. Pourquoi alors ne pas opter pour un chapeau mou, ou un feutre ? Cela vous donnera un petit côté romantico-intello du plus bel effet. Vous vous glisseriez avec élégance dans la peau d’une sorte d’anthropologue du sexe, plus dans l’exploration de son sujet d’étude que dans le besoin impérieux de se vider les couilles. Intellectualiser la démarche vous enlèvera une vraie pression et sans doute aussi de la culpabilité.

Niveau pratique, quelques tips : un tapin, ça se paie en liquide, alors laissez la carte bleue à la maison. N’emportez que le strict nécessaire : un peu de cash (en tout cas pas plus que ce que vous n’avez prévu de dépenser),des capotes, et une pièce d’identité. Si vous vous faites serrer par les keufs, le sexe dans la bouche d’un travesti paraguayen, vous serez content de l’avoir. Et c’est tout. A priori, un slip n’est pas utile. L’idéal, quand on besogne une professionnelle, étant de ne sortir que le chibre du pantalon, et de ne pas se déshabiller entièrement. On n’est pas là pour se faire des câlins, mais pour limer, merde. D’ailleurs, dans la même logique d’efficacité, nombre de putes préfèrent uniquement écarter leur culotte sur le côté que de l’enlever. Ce n’est pas très glamour, mais si c’est du romantisme que vous cherchez, économisez un peu et payez-vopus une call girl de prestige, elles sont plus compétentes en scénographie et faux-semblants.

Enfin, sachez que ces conseils ne s’appliquent qu’à l’Europe occidentale. En Thailande, par exemple, vous pouvez arriver sapé n’importe comment, elles sont tellement nombreuses qu’elles n’en ont strictement rien à foutre.
Bonne chance !




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