Du traditionnel « bébé » à d’autres créations bien plus fantaisistes, on n’y coupe pas. Comment garder sa dignité?

Ca y est, vous êtes posé avec cette fille. Ca commence à devenir sérieux, il faut se rendre à l’évidence. C’est bien !
Mais très vite, une problématique nouvelle et un peu gênante s’offre à vous. Vu le degré d’intimité atteint, vous ne pourrez pas continuer à l’appeler par son prénom éternellement.
Et non.
Julie, ça sera désormais quand vous lui parlerez sérieusement, quand ce ne sera plus l’heure de déconner.
Dorénavant, pour que la bonne ambiance perdure, il vous faut à tous les deux des petits surnoms bien à vous. Une appropriation lexicale commune, qui illustrera à merveille votre complicité, aussi bien en privé qu’en société.
Oui, c’est un truc de canard, mais qu’est ce qu’on y peut ? C’est comme ça depuis la nuit des temps. Coin-coin.
Vous le savez déjà, de toute façon. Quand vous jouez à FIFA avec des potes en fumant des gros joints, vous n’avez pas exactement le même vocabulaire que sur l’oreiller dans son petit appart qui sent bon, à priori ? On s’adapte. Et bien là, le next step de cette adaptation, c’est de vous attribuer un petit surnom mignon tout plein.

Alors déjà, attention. Ce qui prévaut généralement en la matière, c’est la réciprocité. Méfiance, donc. Si vous ne voulez pas que votre nouveau nom soit bijou pour les trois prochaines années, embrayez vite sur du classique, ne tentez pas le diable. Ne cherchez surtout pas l’originalité.
Parce que finalement, les « mon cœur » , « chéri », et autres « mon amour » ont fait leurs preuves. Toujours agréables à entendre et à dire, ils présentent l’énorme avantage de pouvoir être utilisés en public. Par contre, ils donnent un aspect vraiment très « couple durable » à votre relation, ce qui n’est peut-être pas très prudent.
Même si évidemment elle kiffe, appeler « mon amour » une fille à qui on n’a jamais dit qu’on l’aimait est un peu chelou.

Bon. Restez simple. Tendre, mais digne.

Ainsi, les très utilisés « bébé » ou « châton » nous semblent quand même un peu trop régressifs pour être assumables.
Exit également les pupuce, doudou, chou, mamour… Ça va, merde. On est où, là?
Et Idem du bestiaire : mon lapin, mon canard, mon poussin, ma poulette, mon chat…Non et non.
On le répète encore, l’erreur serait de vouloir innover. Se distinguer,être original à deux, créer un truc qui n’existait pas. Ça, c’est l’angoisse. Et cela vous attirera beaucoup de moqueries de vos amis dès qu’ils l’auront découvert, soyez-en assurés.
Non, finalement, la meilleure option reste d’utiliser le diminutif de vos prénoms. C’est sympathique et peu engageant, bien que légèrement trop « bon esprit ». Et ce n’est pas votre juju qui dira le contraire.

Bonne chance !




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