Elle parle mal et fort, elle a un look à chier, et pourtant, elle vous plaît. Mais avez-vous la moindre chance ?

En bon lecteur de Jooks, vous avez déjà scoré dans à peu près toutes les catégories sociales existantes. De la bourge, de la branchée, de la beauf, tout ça, vous connaissez. Mais celle qui vous manque encore évolue sur un terrain sur lequel vous n’êtes pas très à l’aise : c’est la meuf de cité.
Masculinisée à outrance, souvent vulgaire, parfois violente, elle aurait à priori tout pour vous déplaire. Et pourtant…vous lui trouvez un vrai sex appeal. Comment se fait-ce ?
Ne cherchez plus, c’est parce qu’elle vous fait peur.
Elle appartient à un monde dont vous ne faites pas partie, dont vous n’avez ni les codes ni les clefs, alors forcément, c’est un peu fascinant. Il y a des meufs comme ça, avec lesquelles on ne prend même plus la peine de tenter quoi que ce soit, car c’est à priori perdu d’avance. Elles ne sont juste pas intéressées par votre profil, pour des raisons diverses. Ainsi de la touriste japonaise ( la peur), de la célébrité (pas le temps), et donc, de la zoulette. Dont le dédain envers le mec normal s’explique souvent par un conditionnement mental dès le plus jeune âge.
Entre l’inaccessible et le fantasme, il n’y a souvent qu’un pas. Et entre le fantasme et le passage à l’acte, un gouffre. Que nous vous proposons d’essayer de franchir.
Alors, comment faire pour séduire cette fille belle et revêche qui nage avec les requins depuis son enfance ? Déjà, lui faire comprendre qu’il faut s’ouvrir un peu. Habituée à faire face à des mecs bien peu subtils dans leur approche, il est probable qu’elle en ait marre. Cela ne signifie pas qu’elle va se mettre à triper sur un mécheux du jour au lendemain. Il faut s’attendre à ce qu’elle soit sur la défensive quand elle comprendra que vous la draguez. Avec votre allure de mec normal, elle vous aura déjà catalogué comme un boloss avant même que vous n’ouvriez la bouche, et c’est là que tout se joue. Adoptez un champ lexical simple : ni ampoulé, ni faussement de la rue. Normal. Si vous singez ses potes, elle vous humiliera. Si vous vous exprimez dans un français trop châtié aussi. Il faut savoir que cette meuf ne s’embarrasse pas de manières quand il s’agit de dire ce qu’elle pense. Vous vexer est le cadet de ses soucis, ses rapports avec le monde sont crus et directs, c’est comme ça. Mais ça aussi, c’est sexy. Pour le langage, donc, naturel. Serein, posé, sûr de soi. L’idée est qu’elle assimile qu’on n’est pas forcement une fiotte si on n’est pas de son monde. Au niveau du look, neutre aussi. Surtout, ne sortez pas fièrement votre paire de Air Max ou votre sweat à capuche pour lui montrer que vous aussi vous êtes cool. C’est grotesque. Non, restez vous-même, mais glissez-lui quand même quelques références communes ( vous en avez forcément) pour lui montrer que vous n’êtes pas complètement à la masse non plus. Après, il y a quelques trucs à respecter. Soyez pragmatique. Attention à vos blagues. Souvent, (pas toujours mais bon), le second degré n’est pas la spécialité des cailleras. Ensuite, payez parfois, mais avec parcimonie. Il faut bien qu’elle comprenne qu’elle ne pourra pas vous la faire à l’envers. D’ailleurs, puisqu’elle a l’insulte facile, soyez vous-même bien relâché à ce niveau-là , bien plus que si vous chiniez une étudiante à sciences-po. Elle vous frappera peut-être si vous dépassez les bornes, et puis quoi ? Ca change un peu, après tout.
Enfin, enfin, dites-lui tout ce que ses petits copains du bloc D ne lui on jamais dit, notamment sur le plan sexuel. Ouvrez-lui de nouvelles portes dans les rapports homme-femme, portes dont elle ignorait jusque à l’existence. Si, pour elle, le monde se divise entre les durs et les bouffons, il faut qu’elle comprenne qu’on peut quand même bien s’amuser, avec un bouffon…
Bonne chance!




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