La vie est mal faite. Mais il faut rebondir.

Encore un mauvais coup de l’existence. Décidemment, elle ne vous épargne pas, cette conne.
Et cette fois, elle a été particulièrement vicieuse: elle a mit sur votre chemin la fille de vos rêves. Cela ressemblait pourtant à une embellie : jolie, maline, coquine, cette meuf avait tout pour vous combler.
Hélas, l’inverse n’était pas vrai.
Dame nature ne vous a pas doté d’un bien gros chibre, vous le reconnaissez aisément. Mais jusqu’à présent, vous aviez toujours réussi à vous en sortir grâce à vos talents de doigteur et de brouteur, unanimement applaudis par la critique. Tel ces jeunes masseurs aveugles cambodgiens, vous compensiez votre handicap par un toucher très au dessus de la moyenne.
Mais avec cette fille, ça ne prend pas.
Presque totalement désensibilisée du clitoris, elle n’a répondu que par de vagues soupirs à vos stimulations grotesques.
Elle a même semblé agacée, au bout d’un moment.
La pénétration n’ayant évidemment pas été concluante, vous avez du vous y résoudre : vous êtes tombés sur une authentique vaginale.
Alors, que faire ?
Trois possibilités s’offrent à vous.
La première : la quitter et la laisser aller s’empaler sur de gros gourdins pendant que vous cherchez une fille plus sensible.
Cela semblerait être la meilleure issue.
Mais si vous sentez poindre quelque chose qui pourrait ressembler à de l’amour, alors oubliez-ça.
Seconde idée, évidemment, le gode. Ou les godes. De manière assez altruiste, vous lui prodiguerez du plaisir à l’aide d’objets de tailles plus décente que votre spaghetto. Excitant une fois ou deux, lassant à la longue me direz-vous, surtout dans la gestuelle. Pourquoi dans ces conditions ne pas vous procurer un gode-ceinture, très apprécié des lesbiennes, si possible à cylindre creux ?
C’est assez humiliant dans le concept, certes, et les sensations sont inexistantes, mais c’est clairement ce qui ressemblerait le plus à un coït normal.
On fait ce quon peut, merde.
D’ailleurs, vous devez oublier vos vieilles notions si vous voulez vous en sortir.
Dites-vous bien que cette fille n’est pas heureuse, dans la misère sexuelle dans laquelle vous l’avez embourbé, et qu’elle ferait sans doute tout pour enfin retrouver l’orgasme.
Ce qui nous amène à la troisème possibilité : l’introductions d’éléments extérieurs au couple.
Pourquoi ne pas, une fois par semaine par exemple, la laisser s’amuser un peu, à droite à gauche ?
Et vous pourriez également faire de même !
Ne nous leurrons pas : la plupart des « couples libres » le sont devenus parce qu’ils étaient incompatibles sexuellement, ou incapables de se satisfaire.

Mais de ce handicap ils ont fait une force, et mènent aujourd’hui la vie dont tout le monde rêve en cachette.

Bonne chance !




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