Être gaulé, c’est sûr, ça serait cool. Mais à quel prix ?

Comme environ 97 % de la population masculine mondiale, vous n’êtes pas naturellement bien foutu. Aucun pectoraux, pas d’épaules, des bras mous… Quant à une éventuelle plaquette d’abdos, cela a toujours relevé de la science fiction pour vous.
Bon, ce n’est pas si grave, vous en avez conscience, et vous avez appris à vivre avec ce triste corps. Et d’ailleurs cela ne vous a jamais empêché de baiser. Soit.
Mais quand même. A la plage ou à n’importe quel autre moment, enlever votre t-shirt n’a jamais été votre moment préféré. Plus d’une fois, vous vous êtes même surpris à regarder un mec bien dessiné et à vous dire « putain, il est stoc cet enculé… ». Evidemment, on voudrait tous avoir un corps de ouf. Pas nécessairement être une masse, mais au moins être taillé un peu plus en V et un peu moins en B.
Hélas pour ça, il n’y a qu’un moyen. Pousser. Soulever des haltères. Aller se faire mal dans une salle. Car on l’a dit, à moins d’être un guerrier massai racé et génétiquement conçu pour la chasse à la gazelle en savane, ça ne viendra pas tout seul.
Même la pratique intensive d’un sport ne suffira pas. Les sportifs de haut niveau font leur truc ET poussent de la fonte.
Alors voilà. On y est. Mais deux choses posent problème dans votre processus de transformation physique.
D’abord, l’ambiance des salle des muscus.
Entre gays et cailleras, on s’y sent rarement bien. On ère de machines en machines, slalomant entre des mecs énormes, probablement au chômage pour passer autant de temps dans cet espace. C’est vraiment un univers dégueulasse. On ne peut pas dire qu’on y pratique un sport, non. On y sculpte son corps. On y fait ce qu’on appelle communément de la gonflette. C’est l’enfer. Sans parler du look des body-builders. Pour pouvoir s’admirer à volonté, ils arborent souvent un très mauvais débardeur ultra-échancré qui les rend esthétiquement assez malsains.
Le culte du corps n’étant pas vraiment la tasse de thé de l’homme normal de 2013, peu tiennent le choc. Généralement , malgré l’abonnement à l’année à 800 boules, cinq séance au milieu de ces dégénérés suffisent pour arrêter.
Mais si jamais on y prend goût, attention. Danger. Cela nous amène au deuxième problème. La muscu est une addiction. Et rend aveugle. Un peu comme avec les tatouages, quand on est pris dans le truc, on en veut toujours plus. On ne se rend plus compte quand c’est trop, quand ça devient cheum. Et Dieu sait que c’est cheum. Toutes les filles interrogées à ce sujet l’affirment : un mec ultra-musclé, c’est vraiment dégueu. C’est plouc. Et encore pire, quand un mec est fier de ses muscles et cherche à les mettre en évidence. Non, non, et non. On n’est pas sur une plage en Californie ou au Brésil. On est en France, et à part quelques cagoles, les meufs n’aiment pas les mecs baraques. En tout cas, ce n’est pas ce qu’elles recherchent en priorité.
Alors que faire ? Oubliez la salle, et contentez vous de 100 pompes et 100 abdos par jour, chez vous. Assez chiant, certes, mais bout à bout, cela ne représente qu’une demie heure par jour. Et les résultats sont largement suffisants quant aux critères de notre société occidentale.

Allez, bonne chance.




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