On les croyait disparues depuis les 90’s. Et pourtant non. Sous l’impulsion d’Isabel Marrant, elles font leur retour dans nos rues. Et c’est pas beau à voir.

No-name, No Box, ça vous dit quelque chose ? Mais si. C’était ces baskets compensées que les collégiennes dans le vent portaient dans les années 90. Des platform-sneakers absolument monstrueuses, que ces pisseuses associaient volontiers à une doudoune-saucisse de chez Lady Soul. Le mot « tassepé » a semble-t-il été mis en circulation à ce moment là, pour définir ces gamines au looks vaguement RnB, qui fumaient des clopes devant le bahut, en écoutant Boyz II Men sur les même écouteurs.

Et puis le temps a passé. Et avec lui, cette esthétique désastreuse. Evidemment, les années 2000 ont eu leur lot d’horreurs stylistiques, mais jamais on n’avait osé ré-évoquer ces chaussures affreuses autrement que pour déconner.
Et puis…une nouvelle génération de meufs est arrivé. Jeunes, vulgaires en diable, avec visiblement des aspirations à être fashion, elles n’ont pas connues l’époque où ces écrase-merde étaient à la mode. Et s’y sont remis, sans scrupules.

Après enquête, il paraitrait que c’est la très bobo créatrice de mode Isabel Marrant qui serait à l’origine de ce désastre. Il y a environ deux ans, elle aurait proposé un modèle de compensées bicolores qui aurait tout pété. Rupture de stock, arrachage de cheveux pour se les procurer, et nous y voilà. Il n’en faut pas plus pour faire croire à la masse de filles du move que c’est çà qu’il faut porter.
La mode de la rue ne répond pas à des critères esthétiques. Ces filles ne se sont jamais demandées si elles trouvaient ça beau, si ça leur faisait une belle silhouette. Non, elles se sont demandées qui les portaient, depuis quand, et éventuellement combien elles coûtaient.
Car c’est bien çà le comble. Ces merdes valent 400 euros. 400 euros, pour des baskets. Même la plus folle paire de Air Jordan collector-introuvables-série limitée-Spike Lee ne vaut pas ce prix-là.

Premier constat, Isabel Marrant est désormais riche.
Second constat, les copies affluent: coloris fantaisistes, matières médiocres…
Et çà, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que c’est déjà le début de la fin. Une fois que toute la rue Montorgueil et ses équivalent dans les autres ville de France seront vraiment BIEN envahies, ça devrait s’arrêter.

Mais quand même, ça craint, ces machins.




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