La branlette, c’est pas méchant, ça détend. Et si en fait, ça nous tuait ?

Avec l’explosion de l’offre porno sur internet, la masturbation masculine a connu un boum spectaculaire et inquiétant ces dernières années. Finie l’époque pas si lointaine où il fallait se procurer un magazine, attendre le premier samedi du mois sur Canal ou encore faire preuve d’imagination pour se pogner.
Désormais, le plaisir c’est tout de suite, et si on le veut, c’est tout le temps.
Les millions de sites de boules disponibles sur la toile nous offrent un nouveau et terrifiant champ du possible. Non seulement, on peut accéder à n’importe quelle vidéo gratuitement en moins de dix clics, mais la variété de contenu disponible permet de voir se matérialiser quasiment tous nos fantasmes les plus chelous en un rien de temps.
Sans rentrer dans les détails, désormais tout est possible, tout existe sur la toile, on le sait bien. En gros, il n’y a plus aucun effort à faire pour kiffer. Et ça, c’est nouveau dans l’histoire de l’humanité. Et c’est nocif. De tout temps, plaisir a rimé avec effort.
La masturbation, si elle est pratiquée de façon excessive, compulsive, systématique, est forcément mauvaise.
Aucun jugement moral, évidemment, dans ces propos, juste un constat : inconsciemment, puisqu’on sait qu’il suffit de rentrer chez soi et de se connecter pour accéder à un plaisir immédiat et facile, pourquoi se faire chier à draguer des meufs, à risquer de se prendre un râteau, de ne pas assurer au pieu,etc…?
Rien n’est gratuit, dit-on. Et bien maintenant, si. Le plaisir, avec internet, c’est gratuit.
Allez, on l’affirme : passé 25 ans, se masturber tous les jours n’a rien de normal. Cela relève de l’addiction,même si ça fait chier à entendre.
Ce n’est sûrement pas pour rien qu’on appelle un mec qui n’avance pas dans la vie un branleur.
Contrairement à ce que certains pensent, évoluer avec les couilles pleines est positif avec les femmes. Cela maintient dans un état instinctif de chasseur, de mâle alpha. La masturbation rend mou, peu enclin à l’action, et plus grave encore, fait considérablement baisser la confiance en soi. Pourquoi ? Déjà, parce que pratiquée à outrance, elle modifie le rapport aux femmes. Uniquement considérées par le prisme du porno, notre rapport à elles est faussé, devenant beaucoup trop fantasmagorique et plus du tout naturel, ni décontracté. Prenez votre pote dont vous savez qu’il s’astique comme un ouf, et regardez comment il se comporte avec les meufs. Il n’est pas dans un rapport de séduction, mais de fascination étrange, voir parfois d’aigreur.
Autre énorme problème, la culpabilité que provoque cette pratique. Se faire surprendre en train de se branler est une chose atroce, un cauchemar. Et bien pratiquer tous les jours ou plusieurs fois par jour une activité dont on a honte est quelque chose d’horrible pour l’estime de soi. Inconsciemment, on se considère comme une sorte de pervers, de malade mental. La preuve, cette expérience qui nous est tous arrivé : après avoir écumé des dizaines de sites bien dégueus, vous avez finalement trouvé la vidéo qui vous allait bien, et vous êtes branlés en la regardant. Une fois votre affaire terminée, vous êtes parti vous laver les mains sans fermer le lecteur. Et en revenant, calmé, « vidé », vous retombez sur cette même vidéo qui tourne encore…et là vous vous dites à coup sûr, avec un vrai dégout pour vous-même :« putain mais je suis vraiment un tordu…. »
Après, il ne s’agit pas de condamner, ni de juger. Juste de réfléchir à une pratique que l’on croit naturelle, mais qui ne l’est sans doute pas tant que ça. Surtout si à côté de ça, vous ne baisez pas. Alors la, c’est carrément la cata. Et si c’est le cas, ne vous demandez plus pourquoi… Bonne chance !




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