L’histoire a prouvé que certaines modes à chier peuvent s’imposer. Alors prudence.

Pour un mec, adopter la bonne coupe de cheveux n’est jamais aisé. Rasés, longs, dressés, plaqués, rasés sur les côtés, en bataille… les possibilités sont infinies.
Les bons choix, eux, pas du tout.
L’équation pour la plupart d’entre nous est simple : choisir la coupe qui nous rendra le plus beau gosse possible, en évitant si possible de passer pour une fiotte ou un marginal.
Car on ne va pas se mentir. La plupart des choix esthétiques (vêtements, cheveux, barbe) que nous faisons sont essentiellement guidés par le besoin de baiser ou de trouver un boulot.
Bon, il existe certainement quelques métro- sexuels et autres dandys qui se concoctent de supers petits looks par pur plaisir de se regarder…mais dans l’ensemble on s’en branle pas mal, il s’agit juste de respecter un minimum les codes en vigueur en 2013.
Mais il y en a qui ne pensent pas du tout comme ça. Ils n’ont absolument aucune intention de se présenter à un entretien d’embauche ou de draguer une petite snobinarde de sciences-po. Ils sont à fond dans leur délire, aussi dégueulasse soit-il.
Chaque époque a ses fautes de goût, ses dérapages. Et parfois, ils sont tellement suivis par la masse qu’ils finissent par être tolérés… Ainsi, par exemple, des tatouages ou des piercings.
Jadis réservés aux « rebelles », on en retrouve maintenant sur le mollet de Franck, 39 ans, conseiller en assurances, sans que personne ne s’en offusque. Ou sur le nez de Carine, institutrice en petite section de maternelle, et aussi rebelle que Michel Drucker devant Sarkozy.
Et oui, ça fait peur, mais en 2013, la crête gagne du terrain. Coupe favorite des footballeurs et de Rihanna, elle commence à gagner nos rues aussi vite que la banane dans les sixties .
Et c’est dur. Parce qu’on ne veut pas juger, trouver ça beau ou laid… mais c’est immonde, objectivement. Surtout, vous avez nécessairement l’air d’un abruti comme ça. D’un abruti futuriste, certes, mais d’un abruti quand même. C’est un peu comme la casquette à l’envers. C’est sympa, mais terriblement segmentant.
Ce qui est dur aussi avec ce délire capillaire, c’est qu’il ne se refuse à personne, ethniquement parlant. Toubabs, renois, rebeus, asiatiques, tout le monde peut s’y mettre, dans une ambiance de mauvais goût généralisée qui fait quand même plaisir à voir. Les renois, sans qu’on se l’explique vraiment, aiment bien la teindre en blond.
Alors voilà.
Les ados, puis les branchés, puis la jeunesse dorée, puis les jeunes tout courts, vont-ils enfin se mettre à avoir tous des crêtes sur la tête ? Et peut être aussi de petites stries volontaires sur les sourcils ? Ça, ça serait fun. Et on est même prêts à parier que si les meufs se mettaient à kiffer, vous l’envisageriez.

Allez, bonne chance.




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