Entre le fun-flash-fluo des 80’s et le tout numérique des 2000′s, les 90′s ont marqué un tournant pour les nouvelles technologies. A l’époque, on kiffait pour un rien, et c’était très bien.

Quand France Telecom lance le Bi-Bop en 1991, c’est bel et bien le premier portable, mais les lacunes de l’engin sont énormes. Il ne pouvait qu’émettre, pas recevoir, et uniquement à proximité d’une borne publique…Poussif à l’extrême, le produit a été immédiatement considéré comme un prototype par le public, une sorte de solution d’attente. En 1995, entre Tatoo et Tam-Tam, c’est la guerre. Bien qu’ailleurs, le beeper soit considéré comme un moyen fonctionnel et discret d’être joint (comme les médecins dans les séries), chez nous il n’enthousiasme que les ados les plus frimeurs. Cette décennie marque aussi la fin du regretté Minitel. Coûteux et peu convivial, cette drôle de machine faisait néanmoins la fierté de la France, créatrice de la « chose ». Grâce à ses fameux 36 15, nous comptions alors de nombreuses années d’avance en matière d’échanges électroniques. Hélas, cela a considérablement freiné le développement d’Internet, qui, ensuite, accusa alors des années de retard ! Les années 90 sont aussi celles des jeux vidéo. En 1990, la NES de chez Nintendo est déjà au top, avec ses 500 millions de jeux vendus à travers le monde, dont de purs bijoux low-tech, comme Mario Bros ou Zelda . L’engin est mis au placard par les kids en 1992 (avec sa concurrente la Master System ), grâce à l’arrivée des consoles 16 bits, la Super Nintendo et la Megadrive. S’en suivirent quatre belles années de courses folles sur Mario Kart. Mais le vrai avènement reste le Game Boy, car il symbolise une nouvelle manière de s’amuser : seul. Lancée en 1989, cette digne héritière des Game And Watch ( mais si, ces petites consoles pliables à jeux unique, souvenez-vous !) fut un triomphe commercial. Malgré une qualité graphique très moyenne, la machine s’imposa grâce à sa petite taille et à son coût peu élevé, mais surtout grâce à 2 jeux légendaires, pourtant sortis avec presque dix ans d’écart. D’abord le génial Tetris, vendu avec la console, et qui en a rendu fou plus d’un. Puis Pokémon, qui en 1996 connaît un succès tellement phénoménal qu’il relance les ventes de Game Boy. 1996, c’est d’ailleurs le boom des mangas et autres « japoniaiseries », comme par exemple Tamagotchi. Ce gadget de chez Bandai, de la taille d’une montre, se voulait un animal de compagnie virtuel dont le jeu consistait à simuler l’éducation. Le nourrir, le laver et le soigner pour qu’il « vive » le plus longtemps possible. Un concept finalement assez chiant, dont l’effet de mode passera aussi vite que cette fin de millénaire qui nous a tant fait rêver.




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