Burgers, pizza, sodas, cookies…vous aimez manger comme un enfant ? C’est votre droit. Mais préparez-vous à vous faire emmerder.

Il y en a des diktats, dans ce monde. Plein. Celui de la bouffe en est un. Depuis quelques années, il est apparemment acquis que s’alimenter de junk-food fait de vous un abruti, un sagouin, un ado attardé.
On parle ici d’une liberté individuelle de base, d’un truc qui ne dérange personne, et pourtant. À grand renfort de dénonciation de la malbouffe, la nourriture est devenue le cheval de bataille de plein de cons bien -pensants. Qui, évidemment, ne se contentent pas de vous juger parce que vous aimez le poisson pané ou les nuggets. Ils vous font chier,argumentent, persuadés de détenir une vérité.
Il y a donc les pseudo-hedonistes qui mettent çà sur le terrain du goût (« comment tu peux manger ces merdes ? ») et les diététiciens du dimanche qui en savent long ( « Tu es fou de manger ces merdes !»).Dans les deux cas, c’est bullshit! Mais qu’en savent-ils, de ce qui est bon pour votre corps, ou même pour votre palais ? Au nom de quel art de vivre ou de quelles notions de médecine s’expriment-t-ils ? Mystère.
D’ailleurs, même si cela peut paraître simpliste, un constat, avéré, intrigue : pourquoi mon ami qui mange bio est-il blanc et chétif alors que celui qui mange des burgers depuis son enfance est robuste et sportif ? Si vraiment donuts, chips et pizzas étaient mauvais, ne seraient-ils pas proscrits ? Ou au moins seraient-il taxés à outrance comme les cigarettes, ou même interdits de publicité, comme l’alcool ? Mais non, rien de tout çà. Et pour cause : rien n’a jamais prouvé que cette bouffe simplifiée et mondialisée pouvait provoquer des cancers ou altérer votre personnalité! On pourrait évoquer l’obésité, mais celle-ci résulte de l’abus. Et l’abus de tout rend malade. Gavez vous de camembert et de vin rouge, vous verrez le résultat. Ou mieux, ne mangez que des graines et des pousses de soja, et vous mourrez de faim.
Non, le vrai enjeu, c’est que les gens adorent croire qu’ils savent. Avec, en arrière-plan de ce dégoût pour la junkfood, une dose de passéime et une vraie peur de l’américanisation de notre société.
C’est pourtant le cas,brave gens, qu’on le veuille ou non. Nous portons des baskets américaines, écoutons de la musique américaine, et mangeons américain. C’est ainsi, cela le sera de plus en plus, et Jooks s’en réjouit complètement!




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