Entre un mauvais dîner avec elle, et une bonne partie de FIFA avec les copains, le choix est vite fait. Et çà, elles le vivent mal.

Jouer à la console, c’est un loisir. Un moment de détente. En tout cas, c’est censé l’être. C’est pourquoi nous n’évoquerons pas ici la pratique individuelle de ce passe-temps. En effet, les hardcore gamers qui s’enferment des heures pour jouer en réseau n’ont souvent pas de copine, et si ils en ont une, elle a bien raison de gueuler.

Non, nous évoquons ici les centaines de milliers de mecs, qui à l’occasion, aiment bien se réunir avec quelques potos pour jouer à FIFA, en déconnant et en fumant des spliffs.
Un plaisir simple, collectif, ludique, vaguement testostéroné, et bien innocent. Et pourtant, les filles font un rejet. Dans des milliers de foyers, c’est la guerre. Explications.

-C’est enfantin. A ses yeux, cette machine est destinée aux gamins, aux geeks. Elle ne comprend juste pas comment on peut s’enflammer à 30 ans pour un but marqué avec un petit personnage pixélisé, ça la dépasse. La pauvre enfant. L’ignorante. Elle ne réalise pas à quel point ces bécanes sont sophistiquées et surpuissantes. Ce sont des bijoux de technologie, au même titre que son I-Phone qu’elle tripatouille toute la journée. Paradoxalement, elle aime bien la Wii et son esthétique de merde, tout en japonaiseries. Etrange.

– C’est une perte de temps. Jouer serait donc déconstructif, inutile, bête ? Mais ignore-t-elle que le mâle alpha a lui aussi, parfois de besoin de souffler ? Qu’il est usé d’être dans la séduction permanente, dans la recherche de la performance sociale? Qu’il est parfois fatigué d’être un homme adulte, tout simplement? Qu’on aille au stade, jouer au foot, au poker ou à la console, l’idée est la même. Se retrouver entre couilles pour crier, s’insulter, rigoler, être scabreux en toute liberté, loin des regards qui jugent.

-C’est segmentant. Il y a quelques années, à l’époque des 8-16-32 bits, nos sœurs jouaient avec nous. Mario, Mariokart, et même Street Fighter, elles aimaient çà. Et certaines étaient même fortes ! Et puis, sans qu’on sache vraiment pourquoi, elles ont décroché. Les jeux sont-ils devenus trop violents, trop réalistes ? En tout cas, c’est fini. A part les gamines, plus aucune meuf ne veut toucher une manette. Parfois, parfois, une fille demande à jouer, et ça c’est vraiment chiant. Quelqu’un doit se dévouer pour l’humilier, avec comme objectif qu’elle se lasse au plus vite.

-C’est loin d’elles. C’est peut-être la clef du problème. C’est un monde auquel elles n’ont pas accès, qu’elles ne maîtrisent pas. Et en plus, un monde où visiblement, on s’éclate sans elles. C’est donc un sentiment de jalousie, d’abandon, qui les pousse à nous faire chier. Dans les années 60, nos darons jouaient au flipper, au baby-foot. Et probablement se faisaient-ils embrouiller aussi par nos daronnes. Les filles veulent qu’on s’occupe d’elles, rien de nouveau à cela.

Pour conclure, nous dirons que ce rejet relève donc de la méconnaissance. Méconnaissance des technologies disponibles, mais aussi du cerveau masculin.
Est-ce qu’on leur prend la tête, nous, quand elles regardent des saisons entières de Desperate Housewifes en streaming sous leur couette ? Si ? Ah bon.

Bon, allez, on fait la paix.




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