Ces événements minables que le Covid-19 nous a épargné

Restons positifs.

La crise du Corona Virus aura vraiment été un épisode très relou, chacun en conviendra. Mis à part peut-être pour quelques dépressifs agoraphobes qui ont kiffé, ces trois mois de perdus nous ont bien fait chier la bite, comme disent les vulgaires. Néanmoins, dans l’esprit résolument optimiste qui nous anime, essayons d’y voir du positif : en interdisant toute manifestation culturelle jusqu’à nouvel ordre, les dirigeants nous ont parfois fait quelques belles faveurs.

Le Festival de Cannes

Pour les dealers de coke de la région, le coup a pu être sévère. Pour les autres, cinéphiles compris, c’est dans la plus complète indifférence que l’on a pris note de l’annulation de la 73 ème édition du « FIF » . Et pour cause: cet obscène et répugnant raout annuel a très largement fait son temps. Voila déjà plusieurs années que la formule ne fait plus rêver personne, sauf une grosse centaine de parasites encore enjoués à l’idée de se rincer sur des plages sponsorisées, allez savoir pourquoi. Les marques ont totalement vampirisé le truc, le jury -systématiquement bien-pensant en diable-sélectionne toujours les films les plus chiants possible pour se donner bonne conscience, c’est terrible. D’ailleurs depuis 3-4 ans, les médias eux-même ont plus ou moins renoncé à présenter ce qui se passe là-bas comme important, comprenant enfin qu’en vérité, tout le monde s’en branle. Alors oui, merci de nous avoir épargné le  spectacle de ces jeunes pousses ou de ces vieux bandits du cinéma se pavaner en smoking, robes du soir et bijoux sur leurs putains de marches pour leurs films subventionnés dont tout le monde se fout… Honnêtement, il serait peut-être judicieux d’arrêter définitivement.

Le Festival d’Avignon

Bon, le truc n’a pas vraiment de retentissement médiatique et donc ne dérange pas trop, c’est vrai. Mais bordel, ce massacre. Entre le théâtre de rue amateur ultra-gênant et les grandes pièces hyper-prétentieuses où ça parle très fort, on ne sait pas quel genre de théatreux foireux  (entre ceux qui puent des pieds ou ceux qui se la racontent) on préfère voir rester chez soi…

Le Festival Coachella

Encore une très bonne nouvelle: l’édition 2020 du festival de musique californien a sauté aussi ! Pure merde formatée, très caractéristique des années 2010 dans ce qu’elles ont pu avoir de plus vain, emplie de sous-hipsters débiles shootés à la nouveauté et à Instagram, ce truc est une horreur. Plus exactement, le traitement que les médias en font est infernal. Car finalement, nos feeds de français sont assez peu envahis par des clichés de gens sur place, très peu ayant les moyens de se payer le voyage. Mais cette insistance qu’ont les médias qui cherchent à être un peu « branchés » à nous présenter ce truc à la con comme un festival mythique, une sorte de Mecque de la musique, est juste grotesque. Chaque année, c’est la même rengaine: untel va jouer la bas, cette année y’ a eux…mais on s’en cogne, bordel. C’est juste un putain de festival de ricains golmons de plus. La tristesse des gens qui croient encore ça cool…Bon débarras.

La Fashion weekSweat coin-coin

Comme son cousin « glamour » du sud le Festival de Cannes, ce non-événement absurde est également passé a la trappe en 2020. Excellente nouvelle. Quel joie de ne plus voir ces mange-merdes sans talent se présenter leurs fringues pourries entre eux, et continuer à croire que c’est le must du cool. Avant même la crise, il y avait déjà quelque chose de stupéfiant à ce que ce microcosme consanguin et hautement inutile à la société existe toujours, et brasse encore autant de vent et d’argent. Messieurs-dames de la fashion, au lieu de s’évertuer à nous faire croire qu’un pull à une manche relève de la création artistique et de se faire des bises en backstage, il serait temps de penser à une façon de faire, moins ridicule si possible.

La saison de Ligue 1 

Bien pitoyable spectacle que celui du championnat de foot français.Techniquement ultra-faible, sans suspense puisque déjà remporté par le PSG, il était préférable de mettre fin à cette sinistre mascarade. Le seul enjeu restant étant de savoir quel club allait partir se faire humilier en Ligue des Champions après avoir cédé ses meilleurs éléments, ou descendre en D2. Vraiment, il était préférable d’achever la bête.

La fête de la musique

Et enfin, la petite cerise. Cette année, le 21 juin, vous ne vous ferez pas casser la tête par un mauvais groupe beuglant des reprise de Téléphone en toute impunité sous votre fenêtre. Ah la fête de la musique…. sur le principe, le côté « concert de rue » aurait pu être sympa. Mais dans les faits, c’est jamais bien. Il n’y a que des groupe lamentables qui jouent dans les rues, des paumés qui les écoutent, et des cailleras qui se bourrent la gueule . Pas de regrets, si ce n’est que cette interruption soit temporaire.

 

Allez, bonne chance !

 

PS : Et rejoins-nous vite sur insta, ça fait du bien !