Présidentielle : Et s’ils allaient tous se faire enculer ?

C’est bon, ils nous ont saoulé.

« C’est comme une fatigue, un dégoût… » écrivait jadis Michel Berger.
C’est ce que n’importe quelle personne normale qui suit un peu l’actu est en droit de ressentir, concernant cette élection qui rend fou.
Depuis des mois, impossible d’échapper à ce feuilleton navrant en tous points.
Magouilles, manœuvres, ralliements, désistements, commentaires foireux, sondages, mensonges, déclarations fracassantes…c’est bon, la. Stop.
On l’affirme : l’élection est dans 45 jours, on ne sait pas qui va gagner, mais on est pressés que se termine ce cirque pathétique.
Mais puisqu’il faut bien rester constructif, nous sommes à notre tour force de proposition : qu’ils aillent tous se faire enculer. Tous.
Les candidats, d’abord. Vous ne voyez pas qu’on ne vous aime pas ? Qu’on ne vous croit pas? Qu’on se méfie de vous ? Qu’on n’est pas dupes de vos postures pour avoir l’air plus à droite plus à gauche, ou plus au milieu que le voisin ? Cela vous a-t-il traversé l’esprit qu’aucun de vous n’a les épaules pour le job, tout simplement ?
On n’a a qu’à les prendre de la droite vers la gauche.

Marine Le Pen et ses copains, s’ils gagnent, ils vont s’afficher. Ils ne sont pas capables de gérer le pays, c’est évident. Il n’y a qu’à voir ce qu’ils font dans les mairies. Et qu’on le veuille ou non, il y a des centaines de milliers de mecs de quartiers, et d’autres, qui n’attendent que ça pour faire la guerre civile. Qui a envie de ça? Les électeurs FN seront-ils la pour les calmer ? Pas sûr.

Ensuite François Fillon. Un genre de père la morale qui se fait griller comme une merde à détourner du fric, et qui ne veut pas lâcher le steak, on ne sait pas trop pourquoi. Mais tu ne le vois pas, que t’es cramé, gros ? Que même si tu gagnais, tu ne serais pas en position d’ouvrir ta gueule ? Mais lâches, bordel.

Ensuite, Macron. Pas mal de gens « raisonnables », et souvent plutôt bienveillants, se déclarent aujourd’hui en marche. C’est évidemment faute de mieux. Parce que c’est qui, ce petit monsieur? Il est représentatif de quelle frange de la population, exactement? Son truc de ni droite-ni gauche, s’il est assez malin en réaction au dégoût généralisé pour le bi-partisme, ne dit rien de lui. Son délire de babtou fragile ubérisé qui fait la leçon à tout le monde comme un daron qui a tout compris à la vie, il faut le voir pour le croire. Ou pas. Un peu comme si le gentil premier de la classe voulait régler l’embrouille entre les deux cailleras du fond. Mais pour qui tu te prends, garçon ? Le sauveur du pays ? Mais lol.

Benoît Hamon, ensuite. La tristesse du gars. Pour se démarquer ( de son propre parti ^^), le mec a inventé toutes sortes de carottes pour les jeunes gens en chien. Cannabis, écologie, revenu universel, etc… Ok man, t’as trouvé ton créneau, on te voit venir. C’est bien mignon tout ça, mais bon le pays ne se compose pas que de fumeurs de bédos humanistes au chômage, et tu le sais bien. Même toi tu n’y crois pas vraiment à tes salades, ça se voit.

Mélenchon, enfin. Alors qu’il prône le collectivisme à outrance, les assemblées constituantes et autres gouvernances hyper horizontales, il est comme les autres. Le gars, en 2012, disait qu’il n’était candidat que parce que son parti l’avait désigné, mais qu’il était juste le porte-parole d’une cause commune, et que si c’était un autre à sa place, ça serait pareil. Bullshit: cinq ans plus tard, il se déclare à nouveau candidat, mais tout seul cette fois, sans rien demander à personne. Ambitieux et mégalo,comme les autres. Allez, casse-toi aussi, va.

Aussi simpliste soit-elle, la question mérite sérieusement d’être posée : qu’est-ce qu’il ont, tous ces gens, à vouloir absolument être président ? Pourquoi ils veulent ça, c’est quoi le bail ? A priori, vu que ce sont des politiciens de carrière, ils veulent juste monter le plus haut possible, comme dans une carrière classique. Ils rêvent de « la fonction suprême », les mecs, du ballon d’or. Ah. Savent-ils que c’est une galère sans nom, que les emmerdes se multiplient et ne s’arrêtent jamais, et que la moitié du pays au moins te déteste et t’insulte à longueur d’année ? Oui, ils doivent bien le savoir, mais ils veulent quand même. Tellement chelou.

Un autre grand fuck aussi à toutes les chaînes d’infos, blogs politiques, sondeurs et autres experts du dimanche. Fermez vos gueules, vous n’en savez pas plus que les autres, vous commentez, vous anticipez, vous essayez de prévoir la suite, parce que c’est votre taf, on a bien compris. Mais c’est de la merde, ce que vous dites. Les sondages mentent, on le sait maintenant, mais les « spécialistes » continuent quand même à les commenter. Et il y a raisons de croire qu’ils influencent toujours le vote de certains. « Je voterai bien pour lui, mais il a aucune chance, ça sert à rien ». Ah bon ? Qui te l’a dit ? Christophe Barbier et son écharpe ou l’IPSOS ? Les mêmes qui disaient que Trump ne gagnerait pas, que le Brexit était impossible, que Hollande allait se représenter, ou que Juppé et Sarkozy étaient favoris à la primaire des républichiens ? Bande de clowns, payés à brasser du vent.

Et enfin, juste un petit doigt d’honneur à tous les pauvres citoyens qui se prennent encore au jeu, et qui affichent leurs opinions sur les réseaux sociaux. On s’en tape de ta vie, cousin. Va voter si t’as envie, va mettre ton petit bulletin dans l’urne en avril, mais ferme un peu ta gueule.
Ce qui est bien avec la démocratie, c’est qu’une voix ne vaut jamais plus qu’une autre, même si son propriétaire est très fâché.

Par contre, pour nous, ça sera non merci.

Allez, bonne chance.