L’ANULINGUS EST-IL UN PRÉLIMINAIRE ?

Gourmand, oui. Imprudent, non.

On ne va pas tourner autour du pot : filles ou garçons, ils sont nombreux à aimer se faire bouffer le cul.
Ou à en déguster un, à l’occasion.
Loin de nous l’idée de leur reprocher, c’est vrai que c’est sympa.
Mais malgré notre légendaire ouverture d’esprit, le côté quand même assez « touchy » de cette pratique mérite qu’on s’y attarde un peu.

C’est vrai que c’est intime.
Considéré à froid, c’est même assez dégueu.
Et pourtant, pourtant, le fameux rimjob a bien des adeptes. Dont certains qu’on ne soupçonnerait pas. Hygiénistes à la ville, mais quasi-scatos en privé, l’excitation leur fait faire certaines choses, parfois au détriment de toute cohérence. Par exemple, comme l’a souligné l’impayable Fat Jewish, certains lèchent l’anus de leur partenaire mais refusent de manger une chips tombée par terre. Allez comprendre.
Bon, ils illustrent juste l’adage que dans le cul rien n’est sale. Ou que quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Ou qu’il n’y pas de mal à se faire de bien. Ou que parfois, ça fait plaisir de faire plaisir. Etc. Et ils ont bien raison.
Mais quelques questions restent néanmoins en suspens.
Peut-on s’y risquer avec un partenaire d’un soir?
Est-on obligé de rendre la pareille au lécheur?
Les inévitables odeurs et goûts de merde ne sont-ils pas rédhibitoires?
Et surtout, quand le pratiquer? Quel est le bon timing?

A notre sens, il ne faut mieux pas lécher l’anus de quelqu’un, ou exiger qu’il le fasse, lors d’un premier rapport.
On ne sait jamais sur qui on tombe.
La personne a peut-être eu un peu chaud, aujourd’hui? Vous-même, êtes-vous sûr d’être impeccable?
Et puis entre nous, si tu te fais bouffer le fion le premier soir, vous allez faire quoi après, avec la meuf ?
Le premier soir, c’est non, donc. Bien trop tôt.

Allons-y d’ailleurs franchement, les trois premiers mois d’une relation, c’est non aussi.
Un peu comme avec la sodomie, rien ne presse. Calmos.
Tout ça va venir naturellement, gentiment.
Un bon anulingus se pratique dans le confort, la confiance et la décontraction.
Un cuni qui s’égare, une préparation un peu poussée avant l’anal, et hop, le colibri a le bec dans la fleur, et tout le monde est content.

Ou pas.
Il n’est pas à exclure que vous tombiez sur une meuf qui vous prenne pour un gros dégueulasse parce que vous avez eu le malheur d’enfoncer son visage dans votre cul. Ca s’est vu, et c’est gênant. Dans ces conditions, vous n’avez que deux options avec cette jeune revêche: l’éduquer par l’exemple, ou la virer pour quelqu’un de plus « open ».

Allez, bonne chance.