LES PUNKS À CHIEN, UNE HISTOIRE SANS FIN

Mi-clodo mi-teufeur, mi-zadiste mi-jongleur.

Comme son cousin fragile le rasta blanc, le mouvement des punks à chien est né dans les années 90. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, vu le niveau d’auto-destruction de ses membres qu’il implique, il est toujours incroyablement vivace. Presque trente ans plus tard, ses représentants zonent toujours aux abords des gares des grandes villes de France, avec clebards et canettes de 8.6 comme il se doit. Se taillant au passage une belle place au milieu des migrants, des cailleras, des cloches et des toxicos, toujours dans les odeurs d’urine et pas forcément dans la bonne humeur. Bon, leur préférence va quand même aux agglomérations  de l’ouest, comme Rennes, Nantes ou Bordeaux, qui restent un must à la mi-saison.

Mais alors qui sont les punks à chiens?

On l’assume complètement, on n’a surtout pas mené d’enquête sur le terrain. Faut pas déconner. Mais selon wikipedia, un « punk à chien » ou « zonard » est un type de marginal errant, apparu dans les années 90 et généralement accompagné de chiens.
De notre observation purement empirique, il découle les observations suivantes à leur endroit :

Extrêmement oisifs. Les gars ne branlent strictement rien si ce n’est taxer des clopes et s’engueuler. Souvent toxicos et toujours alcooliques, ils ont la caractéristique d’être déchirés en permanence.

Énorme souci d’hygiène : il ont toujours des vêtements militaires sales et une très mauvaise peau, ainsi que des piercings infectés et de nombreuses MST.

Politiquement, on est à la gauche de l’extrême gauche. Tendance universaliste, citoyen du monde, pas de frontières, enculés. 

Points positif : ils semblent totalement égalitaires sur le plan du genre. On compte beaucoup de meufs parmi eux. Pas les plus bonnes, on ne va pas se mentir, mais c’est quand même assez bon esprit.

Et faut le reconnaître, ils sont souvent assez cools, et même parfois drôles si vous vient l’idée saugrenue de communiquer avec eux. Bon ils mendient, mais n’agressent que rarement, sauf si tu t’en prends à leur cabot.

Avant, le punk à chien dormait en squat. Mais avec l’apparition des ZAD, il s’est trouvé un jardin d’Eden au milieu des siens, loin des regards qui jugent.

On notera également son gout prononcé pour les raves, free party et autres rassemblements technos sauvages.  Dans la saleté et le bruit, il se sent bien et peut laisser aller son goût pour le grand air et la défonce lourde. A noter leur musique du diable qui frôle les 250 BPM.

Également sa tasse de thé, les arts du cirque. Très branché jongle ou crachement de feu. 

On le constate, dans son esthétique comme dans son comportement, le punk à chien a remarquablement peu évolué en trente ans.
Et c’est un peu normal, puisque le principe de leur lifestyle est de se couper de tout. 
Les gars sont en marge. Pas de taf, pas de patron, pas de loyer, pas de factures, pas d’horaires, pas de compte en banque. Mais pas non plus de confort, pas d’hygiène, pas d’oseille, pas de bouffe sur la table, pas de table.
Les gars ont lâché l’affaire sur tout. Ils sont très loin des tutos beauté et du paiement sans contact. Absolument déconnectés, ils ne sont donc pollués par rien, et leur art de vivre jamais influencé par aucun élément extérieur. Ce sont des survivalistes de la société. Et c’est évidemment le secret de leur longévité. Putain, ils nous enterreront tous, les cons.

Allez, bonne chance.

 

PS: Et rejoins-nous vite sur insta, on s’y marre bien !