LOL: CES GENS QUI PENSENT AVOIR UNE « COMMUNAUTÉ »

Appelez les hendeks, s’il vous plaît.

Il y a des gens à qui le succès monte à la tête.
Ils estiment avoir « réussi », et depuis ils ont chopé le melon. Soit parce qu’ils ont fait un truc un peu médiatisé, soit parce qu’ils sont montés plus haut que prévu professionnellement, soit parce qu’ils ont gagné plein de fric…bref ils ont réussi à cocher une case dans leur grille de vie qui étaient censée rester vide, et il ne se sentent plus chier.
Ok, pourquoi pas après tout, c’est humain.
Ils finiront sans doute par dégonfler de la caboche un jour.
Et surtout, personne ne saurait jurer qu’à leur place, il ne se la péterait pas non plus.

Puis, avec les réseaux sociaux, on a pu observer l’apparition de gens devenus célèbres pour rien, juste pour être eux, aussi stupides soient-ils. On évoque bien ici les infâmes influenceurs, dont on se demande encore quel genre d’esprits foireux ils influencent, mais bon.
Une sextape bien distribuée ou une apparition en télé-réalité, quand on est un peu bonne et sans talent, peut aider aussi. Mais bon, numbers don’t lie comme on dit, et ces décervelés peuvent malgré tout attester d’une réelle notoriété, via leur nombre de followers.
De plus ils arrivent souvent à braquer de la thune à des marques complètement paumées dans ce game de mongols, alors ils auraient tort de se priver.

Non, non, ici nous voudrions évoquer ces gens qui ont moins de 1000 followers, comme presque tout un chacun d’un peu pro-actif sur la question, mais qui fort de ça se sentent quand même comme des personnes influentes, allez savoir pourquoi.
Aussi minimes et insignifiants leurs chiffres soient-il dans le contexte actuel, ça les dose quand même, ces fous. Ils pensent vraiment qu’on les suit, qu’à leur échelle c’est vraiment pas si mal, qu’ils sont identifiés. Et alors ça y est, ça se comporte sur les réseaux comme une personnalité dont l’avis compte, ça blog, ça vlog, ça partage des conseils, ça donne son avis. Mais merde.

Toi, tu balances de temps en temps un truc golri comme ça, comme on jetterait un frisbee dans le cyber-espace, rira bien qui voudra. Eux, non. Les gars ont vraiment l’impression de s’adresser à leur « communauté » quand ils s’expriment, soit un soi-disant groupe de suiveurs qu’ils auraient fédéré autour de leur personnalité atypique et de leur saillies pertinentes. Génial.

Alors comment se fait-ce ? Comment donc se bernent-ils eux-même à ce point là? Généralement, tout est un parti d’un post ou d’un trait d’esprit qui a marché un jour, qui a été pas mal sharé ou retweeté, et puis derrière on a paumé les gars. A la manière du comique débutant qui faisait marrer ses potes dans les dîners, ils se sont dit « pourquoi pas moi ». Fantastique et vaniteux cerveau humain. Depuis, ils sont encouragés à continuer sur cette voie grotesque par 2-3 lèches-culs désoeuvrés qui les encourage, tout en bon esprit. C’est eux qu’il faut blâmer. Arrêtez de les chauffer, bordel.

Revenons à nos influenceurs qui influencent que dalle.

Comment leur dire qu’ils s’affichent, qu’il faut arrêter? Que tout le monde s’en contre-branle de leur vie, de leur avis ? Et que la plupart des gens qui les suivent le font par politesse ou pour se foutre de leur gueule? Pas évident. Il est probable que vous serez taxé de jalousie, de méchanceté. Victimes non-consentantes d’un sytème qui abolit toute pudeur et discernement, la fameuse course aux likes qui les rend fous, ils sont devenus sourds et aveugles. C’est comme une drogue, cette merde, et on n’en sort pas comme ça.

Pas mal de gens quittent actuellement le très méchant réseau Twitter, épuisés moralement  par nombre insultes et menaces en tous genres. On ne saurait cautionner certes le comportement des haters et autres, mais on ne peut néanmoins que se féliciter du résultat obtenu par leur méthodes, à savoir faire fermer leur gueule à des gens qui n’ont rien à dire.

Bonne chance !

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