LES « MILLENIALS », CETTE GRANDE ARNAQUE

« Génération connectée nomade pansexuelle »

On observe, ces derniers temps, se répandre de façon inquiétante l’anglicisme « millenials », désignant les jeunes nés au début des années 2000. Il évoquerait une génération aux codes et aux valeurs totalement nouvelles, également appelée « génération Z », ou encore les « screenagers ». Impossible d’y échapper, dans les médias ou chez les marketeux.

Les millenials putain, il faut qu’on parle aux millenials…

Alors, autant le dire tout de suite, c’est de la merde. C’est du jargon de consultant et autres structures rémunérées qui veulent donner l’impression qu’elles sont dans le coup. C’est une expression usitée par des gens ringards et largués, mais qui ont la nécessité de conceptualiser les choses pour mieux les vendre. Et qui donc, te fourguent du millenial à tout va aux marques qui visent un public jeune.

C’est d’autant plus criant que jamais un mec ou une meuf de cet âge ne se désignerait en tant que millenial.  Mais bon voilà, on ne compte plus les agences de com’, pub, marketing ou conseil qui font leur beurre sur le dos de ces pauvres ados, qui n’en demandaient pas tant. Ce qui est assez marrant, c’est que les gens qui usitent et vendent le concept de millenial admettent qu’ils n’y comprennent rien! Ainsi, ils ne cessent de marteler des sentences absurdes, comme « ils ne consomment plus comme nous », « c’est fini tout ça », « mais nous, on est déjà dans le vieux monde, dépassés ». On suppose que c’est censé les présenter comme des gens lucides. Ce faisant, néanmoins, ils admettent explicitement n’avoir pas la moindre idée de ce qu’ils racontent. Pourquoi pas, c’est moderne. Mais  logiquement, cette méconnaissance de la cible devrait les inciter à être prudents. Si t’en sais rien, fermes ta gueule, ça semble logique.Et bien pas du tout. Leur métier étant d’inventer et de vendre des vérités sociétales, ils ne peuvent pas la jouer profil bas. Alors ils se lâchent. Et ils ont même créé toute une réalité fantasmée autour de cette génération.

Déjà, à les entendre, ces gosses seraient tous androgynes, bisexuels, complètement débridés. La notion entre homme et femme serait devenue floue et obsolète. Ah, ok.

Ensuite, ils bosseraient tous en « nomades », libres, interconnectés et à la fois indépendants. Ces kids, tu leur mets un café latte, des cookies bio et un ordi dans un co-working, et les gars te pondent une appli qui va changer le monde. Le graphiste parle au dev’, complètement à l’horizontal, c’est la synergie, tellement moderne. Bon, n’importe qui connait un peu les cafés co-working sait que c’est un ramassis de freelances paumés au bout du rouleau.

Et ces chers adultes mal éclairés d’égréner ainsi toutes sortes de poncifs sur la nouvelle génération : le millenial change de pays comme il change de pièce (on se demande où il trouve l’oseille, mais bon), il ne regarde plus que Youtube et les réseaux sociaux (on se demande qui compose l’audience d’Hanouna), il se fout de la propriété, des contrats, des contraintes, il est ubérisé, éco-responsable, etc… Allez, arrêtez, les gars.

C’est tout simplement faux. De la pure invention, à dessein.

Evidemment, les marques qui montent sur ce créneau vendent toutes des produits qui vont dans ce sens. Elles tentent d’imposer leur propre réalité, certes factice, mais qui leur permet de soutirer le plus d’argent de poche possible à ces jeunes branleurs. Classique.

Et évidemment, la réalité du terrain est bien autre. Bien sûr que ces gosses vont chercher un CDI peinard. Bien sûr qu’il vont finir pas se coller avec quelqu’un de leur milieu social, évidemment qu’ils vont s’endetter sur 20 ans pour le fameux 4 pièces-moulures, et que monsieur ira faire du running.

Quant à aujourd’hui, le  jeune fume des joints, se bourre la gueule, bouffe de la merde, sèche les cours, regarde du porno, flippe pour son avenir, et essaie de kiffer au maximum.

Rien de bien nouveau, à vrai dire.

 

Allez, bonne chance.

 

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